Point de presse du 15 avril 2005 de la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay
1 - PROGRAMMES
2 - LIBAN/FRANCE
3 - ETHIOPHIE/FRANCE
4 - PAYS BAS/FRANCE
5 - FRANCE/FMI/BANQUE MONDIALE
6 - 61EME COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME
7 - COTE D'IVOIRE/M. KIEFFER
8 - CANAL FRANCE INTERNATIONAL
9 - ARABIE SAOUDITE
10 - PROCHE ORIENT
11 - IRAK/FLORENCE AUBENAS
12 - ADOPTION INTERNATIONALE
13 - VISAS SCHENGEN/PAYS DU GOLFE
14 - POINT DE PRESSE SUR LE TRAITE DE NON-PROLIFERATION DES ARMES NUCLEAIRES
1 - PROGRAMMES
Michel Barnier
Lundi 18 avril
17h00 Entretien avec M. Josep Borrell, président du Parlement européen Mardi 19 avril Déplacement aux Pays-Bas Mercredi 20 avril 10h00 Conseil des ministres 14h00 Entretien avec M. Pasqual Marragall, président de la Généralité de Catalogne Après-midi Déplacement à Vilnius : Réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'Otan Jeudi 21 avril Réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'Otan Vendredi 22 avril Déplacement à Reims et Sens
Claudie Haigneré
Lundi 18 avril
Matinée Conseil Compétitivité (Luxembourg)
13h00 Déjeuner offert par le président de la République en l'honneur de M. Josep Borrell, président du Parlement européen (Palais de l'Elysée)
20h00 Dîner de travail avec M. Josep Borrell, président du Parlement européen Mardi 19 avril 13h00 Déjeuner de travail avec M. Ené Dinga, ministre de l'Intégration européenne de Roumanie Mercredi 20 avril
10h00 Conseil des ministres
17h00 Entretien avec M. Paavo Lipponen, président du Parlement de Finlande
Jeudi 21 avril
Déplacement à Rennes
Xavier Darcos
Lundi 18 avril
18h00 Inauguration de l'exposition "Brésil-Amazonie" au Palais de la Découverte Mardi 19 avril
11h30 Conférence de presse à l'occasion du lancement du Fonds mondial-Europe contre le sida, la tuberculose et le paludisme (CCI Kléber)
Mercredi 20 avril
10h00 Conseil des ministres
Après-midi Déplacement en Aquitaine
Vendredi 22 avril
8h35 Débat sur l'Europe avec les étudiants de l'Ecole Supérieure de Commerce de Pau
Renaud Muselier
Mercredi 20 avril
10h00 Conseil des ministres
Du jeudi 21 au dimanche 24 avril
Déplacement en Chine avec le Premier ministre.
2 - LIBAN/FRANCE
(J'aurais aimé parler de la rencontre du ministre avec M. Walit Joumblatt ?)
M. Barnier vient de recevoir M. Joumblatt ce matin. Il est, comme vous le savez, député libanais et président du parti socialiste progressiste et il a été reçu ce matin par le ministre des Affaires étrangères. Cette visite s'inscrit dans le cadre du dialogue régulier que nous entretenons avec les forces politiques libanaises. Elle a été l'occasion de faire le point sur la situation au Liban. M. Barnier a confirmé notre souhait que le gouvernement soit mis en place rapidement, il a également confirmé notre souhait que l'échéance des élections au mois de mai puisse être tenue.
(Pourquoi n'a-t-on pas eu un point de presse, sachant que l'actualité libanaise est vraiment très importante ; M. Joumblatt aime bien parler, le ministre également et il est très clair sur ce sujet.)
Je n'exclue pas que M. Joumblatt parle à la presse dans la suite de la journée qu'il passera ici. Quant à M. Barnier, il doit, comme nous l'avons indiqué hier, se rendre au Luxembourg aujourd'hui, pour la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères qui commence tout à l'heure, il doit donc quitter Paris.
(Pensez-vous que les élections pourront se dérouler à la date prévue, surtout qu'il est difficile de constituer un gouvernement et si ça traîne encore, nous n'aurons pas les moyens de faire ces élections, prenez-vous cette situation en considération ?)
Nous continuons de penser que les élections peuvent et doivent se tenir dans les délais prévus par la Constitution et c'est ce qu'a notamment indiqué le président de la République lorsqu'il a reçu le Prince héritier d'Arabie Saoudite à dîner cette semaine. Je vous renvoie donc aux propos du président concernant ce sujet.
(Il semble que l'on tourne un peu en rond, il y a pas mal de temps que l'on parle des élections au Liban. Apparemment, elles n'auront pas lieu pour des raisons que tout le monde connaît. Y a-t-il des propositions ou des démarches pratiques qui vont être prises ou qui ont été discutées pour pousser dans le sens de la concrétisation de ces élections ? Et d'autre part, étant donné que le Liban vit une grave crise économique, avez-vous abordé des mesures ou des idées pour aider économiquement le Liban ?)
En ce qui concerne votre premier point, comme je le disais nous continuons de penser que c'est jouable ; c'est vrai que c'est difficile, le temps avance, mais c'est encore jouable et c'est aux Libanais qu'il convient de faire en sorte que ce délai puisse être tenu. Il ne nous revient pas d'interférer dans ce processus. Concernant votre autre question, n'ayant pas participé à l'entretien, je ne suis pas en mesure de répondre à votre question.
(La France s'est-t-elle proposée pour fournir des observateurs ou une équipe pour aider au Liban ? Ce sera très court comme vous le dites, mais vous avez une bonne expérience en France, vous pouvez peut-être fournir une équipe technique ou des observateurs pour aider à ces élections. Avez-vous proposé cela au gouvernement libanais ?)
Nous continuons de penser que les élections libanaises doivent se tenir sous observation internationale et lors du dernier Conseil européen du 22 et 23 mars, le Conseil s'était dit prêt à apporter une assistance au processus électoral libanais. Cette contribution européenne sera proposée aux autorités libanaises le moment venu. (A l'évidence, l'un des problèmes qui se pose actuellement au Liban, c'est le paragraphe 2 de la résolution 1559, concernant le désarmement du Hezbollah. Cette formation politique refuse de déposer les armes semble-t-il. Hier dans un grand quotidien français, le secrétaire général de cette formation l'a réaffirmé. Vous qui êtes l'initiateur de cette résolution, comment voyez-vous la chose, peut-on prendre, utiliser la résolution 1559 comme "à la carte", c'est-à-dire, on prend ce qui peut se faire et on laisse de côté ce qui est impossible. Quelle est votre évaluation, votre analyse sur ce point ?
Dans le même contexte, si on règle le problème des fermes de Chebaa, pensez-vous que ce serait un bon moyen d'enlever tous prétextes de milices à l'intérieur du Liban, disant qu'il y a toujours une partie du pays occupé et que l'on doit quand même maintenir les armes ?)
Dans votre première question, vous avez fait allusion à la lettre rendue publique aujourd'hui, dans un grand quotidien français du chef du Hezbollah M. Nasrallah. Nous avons pris connaissance avec intérêt de la lettre de M. Nasrallah et des arguments qu'il y développe. Concernant la mise en œuvre de la résolution 1559, le Hezbollah doit entrer dans le processus de politisation complète ; il faudra naturellement qu'il soit désarmé, comme le demandent les accords de Taëf et comme le demande la résolution 1559. Elle doit être appliquée, cela va de soi. Mais, les choses doivent se faire en leur temps et dans leur contexte et donc, il faut traiter cette question de manière progressive.
(Sur la dernière phrase que vous avez dites, dois-je comprendre que pour l'instant, on se satisfait du retrait de l'armée syrienne et en temps voulu, plus tard peut-être, on verra si on peut désarmer le Hezbollah, est-ce bien cela ?)
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que nous sérions les problèmes. Il y a des urgences et donc, l'urgence, la première priorité je dirais, c'est le retrait total et effectif des forces syriennes et des services de renseignement. Il convient également d'appliquer les autres articles de la résolution 1559 et donc, je dis bien, les choses doivent se faire en leur temps et dans leur contexte. Elles doivent se faire.
(Donc, le désarmement de Hezbollah reste un objectif ?)
C'est un objectif qui reste et l'ensemble doit être traité de manière progressive, c'est cela notre approche. En ce qui concerne les fermes de Chebaa, le Conseil de sécurité a constaté en juin 2000 le retrait complet des troupes israéliennes des territoires libanais occupés en 1978 et donc il a constaté que la résolution 425 était appliquée, voilà ce que j'ai à dire.
(M. Joumblatt n'est pas du tout d'accord avec cette approche, il est d'accord concernant le retrait des Syriens mais concernant le Hezbollah, concernant les Palestiniens du Liban, c'est une affaire libanaise dit-il.)
Alors, je vous invite à poser la question à M. Joumblatt mais encore une fois, comme je répondais à votre collègue, je n'ai pas assisté à l'entretien donc je ne peux pas vous dire en quels termes ce point a été évoqué avec M. Joumblatt.
(Avez-vous réagi à l'appel du secrétaire général du Hezbollah adressé à la France pour aider les Libanais à dialoguer entre eux par le biais d'un journal local libanais ?)
C'est le même appel dont je faisais état il y a un instant et qui a été rendu public dans un grand quotidien français ce matin, c'est le même appel et je vous ai dit que nous en avions pris note avec intérêt ainsi que des arguments développés.
(Qu'avez-vous relevé de ces déclarations dans "Le Monde", il y a deux jours, concernant le désarmement des milices et la situation post retrait des forces syriennes ?)
Je vous ferai la même réponse, nous avons pris note avec intérêt de ces déclarations.
3 - ETHIOPHIE/FRANCE
Le ministre a reçu ce matin le Premier ministre éthiopien, M. Meles Zenawi. Concernant les relations bilatérales, ils ont convenu que les relations économiques devaient se développer. Au cours de son séjour, M. Zenawi a d'ailleurs rencontré les chefs d'entreprise au MEDEF. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, M. Seyoum Mesfin, doit visiter les installations d'Airbus à Toulouse cet après-midi. Dans le domaine de la coopération bilatérale, le Premier ministre éthiopien et Michel Barnier ont souligné leur volonté commune de développer l'enseignement du français dans l'enseignement secondaire et supérieur, En ce qui concerne la situation régionale, M. Michel Barnier a insisté sur la nécessité du dialogue à propos des relations éthio-érythréennes. Au sujet du Soudan, il a rappelé notre soutien et celui de l'Union européenne à l'action de l'Union africaine ; il a également rappelé que notre position, s'agissant de la saisine de la CPI par le Conseil de sécurité des Nations unies, n'était pas dirigée contre le Soudan.
4 - PAYS BAS/FRANCE
Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, se rendra aux Pays-Bas le 19 avril prochain. Cette visite comprendra un volet multilatéral et un volet européen et bilatéral. Sur le plan multilatéral, le ministre aura, à La Haye, des entretiens avec le directeur général, M. Pfirter, de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ; ainsi qu'avec le président de la Cour pénale internationale (CPI), M. Kirsch, avec M. Moreno Ocampo, procureur et M. Cathala, greffier de la CPI. Sur le plan bilatéral, M. Barnier sera reçu pour un déjeuner de travail avec son homologue néerlandais, Bernard Bot. A l'issue de cette rencontre, ils tiendront un point de presse conjoint. Les entretiens porteront essentiellement sur les grandes questions européennes et internationales d'intérêt commun. Le ministre procèdera aussi à un tour d'horizon de nos relations bilatérales qui sont dynamiques et d'excellente qualité.
5 - FRANCE/FMI/BANQUE MONDIALE
Le ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, M. Xavier Darcos, participera, avec M. Thierry Breton, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, aux réunions conjointes du FMI et de la Banque Mondiale, les 16 et 17 avril à Washington. Il s'agit, comme chaque année de la session de printemps du Comité ministériel conjoint de la Banque Mondiale et du FMI, (dit Comité du développement) et du Comité monétaire et financier international pour examiner les travaux accomplis dans l'année dans le cadre de la Banque Mondiale et du FMI. Ces réunions permettent des échanges approfondis sur les questions liées à la réduction de la pauvreté et au développement économique international. A l'occasion de sa participation à ces réunions, M. Xavier Darcos aura plusieurs entretiens bilatéraux. Outre M. Wolfensohn, président de la Banque Mondiale, et M. Wolfowitz, président désigné qui prendra prochainement ses fonctions, il s'entretiendra avec plusieurs vice-présidents de la Banque Mondiale et du FMI, avec les dirigeants de l'USAID et de la Millenium Challenge Corporation. M. Xavier Darcos rencontrera la presse le samedi 16 avril à 18h, à la Banque Mondiale, et participera à un petit-déjeuner de presse avec M. James Wolfensohn le dimanche 17 avril. Parmi les thèmes à l'ordre du jour figureront les questions liées au financement du développement, dans le contexte de la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement et du sommet des chefs d'Etat de septembre 2005 prévu à New York. M. Darcos aura également l'occasion de développer nos conceptions françaises en matière de mécanismes de financements innovants. Il abordera également la collaboration de la France avec la Banque Mondiale et le FMI en matière de coopération pour le développement, dans de nombreux secteurs (développement humain, éducation, santé, développement agricole, infrastructure, énergie) et dans de nombreux pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.
6 - 61EME COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME
La France se félicite de l'adoption hier (14 avril) à Genève par la Commission des Droits de l'Homme de plusieurs initiatives de l'Union européenne : - sur la situation des Droits de l'Homme en Birmanie (adoption par consensus), - en Corée du Nord (30 voix pour, 9 contre, 14 abstentions), - et en Biélorussie. Cette dernière résolution, présentée par l'Union européenne conjointement avec les Etats-Unis, a été adoptée par 23 voix contre 16 et 14 abstentions. Ce texte appelle le gouvernement biélorusse notamment à punir les auteurs de disparitions forcées ou d'exécutions sommaires et de torture en Biélorussie, à libérer tous les prisonniers politiques, à respecter les libertés d'opinion, de réunion et de manifestation et à coopérer avec les mécanismes de l'OSCE. Nous relevons par ailleurs l'adoption de la résolution sur la situation des Droits de l'Homme à Cuba, qui a été co-parrainée pour la première fois par tous les membres de l'Union européenne. La France co-parraine pour sa part cette initiative depuis 2003. Elle reste préoccupée par la situation des Droits de l'Homme à Cuba, et en particulier par la poursuite de la détention de 61 des 75 dissidents arrêtés au printemps 2003. Enfin, la France a voté en faveur de la résolution du groupe arabe sur les colonies israéliennes dans les territoires occupés, qui a pu être adoptée.
7 - COTE D'IVOIRE/M. KIEFFER
Il y a aujourd'hui un an, disparaissait M. Guy-André Kieffer. A cette occasion, Michel Barnier a appelé aujourd'hui son épouse, Mme Osange Kieffer. Le ministère des Affaires étrangères s'est mobilisé sur cette affaire depuis le début et a eu des contacts avec elle et sa famille à plusieurs reprises. Je vous rappelle par ailleurs que le juge français Patrick Ramaël, vice-président chargé de l'instruction au TGI de Paris, s'est rendu à Abidjan dans le cadre de quatre commissions rogatoires internationales. Dans le cadre de cette procédure, les autorités françaises ont transmis aux autorités ivoiriennes, le 24 mars 2005, la demande de "prêt de détenu" concernant le témoin principal de l'affaire, M. Michel Legré. Il appartient maintenant aux autorités ivoiriennes de faire connaître leur réponse.
8 - CANAL FRANCE INTERNATIONAL
Le conseil d'administration extraordinaire, qui s'est tenu à Canal France International hier à Paris, a élu à l'unanimité Jean-Jacques Aillagon président du conseil d'administration de la société. M. Aillagon succède ainsi à Serge Adda, décédé en novembre 2004. Je rappelle que M. Aillagon a également été nommé président de TV5. Le nouveau président a tenu à exprimer devant le conseil d'administration son attachement au développement de la Coopération française en matière de télévision et a souhaité accroître la visibilité de l'action de CFI.
(Est-ce qu'il y a eu de nouvelles réactions aux vives critiques que sa nomination avait éveillée ?)
Réactions de qui ?
(De la presse ?)
Pas que je sache.
(Et même de quelques personnalités politiques qui trouvaient que ce n'était pas bien de nommer un ancien ministre ?)
Le Conseil constitutionnel a examiné ce dossier.
(Il n'avait pas vu d'objection ?)
Il n'avait pas vu d'objection. Sur ce sujet, je vous renvoie à la déclaration que nous avions faite le soir de la désignation de M. Aillagon à la présidence de TV5, le 6 avril dernier.
(Mais depuis, à la suite de cette nouvelle élection, il n'y a rien de nouveau ?)
Non, rien de nouveau à ma connaissance.
9 - ARABIE SAOUDITE
(Il y a, dans la presse française de ce matin, des informations concernant de gros contrats ou de protocoles d'accords entre la partie française et la partie saoudienne portant sur l'armement. Confirmez-vous cette information ? L'affirmez-vous ou bien, n'avez-vous aucune information ?)
Je ne confirme ni n'infirme. J'ai lu comme vous ces informations dans la presse mais ces informations surviennent alors qu'une visite officielle est en cours. Le Prince héritier d'Arabie Saoudite est actuellement l'hôte de la France pour encore une partie de la journée et je n'ai pas de commentaire à faire d'autant que cette visite relève davantage de la présidence de la République.
(Vous le dites avec mépris ?)
Pas du tout. Mais ce sont des informations de presse et nous n'avons pas l'habitude de les commenter. Et d'ailleurs, le principal intéressé, à savoir la compagnie Dassault s'est exprimée sur ce sujet.
(Il n'y a pas que cette compagnie qui soit concernée ?)
En tout cas, c'est l'une des entités concernées. Je vous invite donc à vous adresser aux entreprises concernées.
(Pourriez-vous nous confirmer une rencontre, cette semaine, entre M. Barnier et le Prince Saud Al Faysal ? Et si c'est le cas ? Il semble que c'était en marge de la visite, pourriez-vous nous parler de cette rencontre, de quoi ont-ils parlé ?)
Effectivement, M. Barnier a, m'a-t-on dit, rencontré, dans le cadre d'un dîner à l'Elysée je crois, son homologue saoudien. Je n'ai pas eu d'éléments, je crois que c'était en tête-à-tête et je n'ai aucune information sur cette rencontre.
10 - PROCHE ORIENT
(Est-ce que vous avez une réaction à la nomination de M. Wolfensohn, comme envoyé américain au quartet ?)
Oui. Nous avions naturellement été consultés par la partie américaine sur cette proposition de désigner M. Wolfensohn pour suivre les différents aspects du retrait israélien de Gaza pour le compte du Quartet. Nous avions donné notre accord car nous pensons que cette proposition va dans le bon sens. Les fonctions occupées précédemment par M. Wolfensohn, et sa connaissance de la question du retrait de Gaza, sur laquelle la Banque mondiale s'est beaucoup investie, ainsi que sa stature internationale, devraient lui permettre de jouer un rôle positif de facilitateur de ce désengagement. Il est en effet essentiel de maximiser les chances de réussite de ce désengagement de Gaza pour relancer la Feuille de route. Ce sera la mission de M. Wolfensohn qui rendra compte au Quartet et cette mission s'inscrira dans le cadre de la Feuille de route.
(Quel est son titre exact ?)
Représentant spécial du Quartet pour le retrait de Gaza. Je ne sais pas si c'est son titre officiel, mais c'est la mission. Je n'en connais pas l'intitulé précis.
(Comment s'est faite cette nomination ? Les Etats Unis ont proposé la nomination de M. Wolfensohn et les parties prenantes ont agréé cette nomination ? Quel était le mécanisme ?)
Je ne peux pas vous parler du mécanisme choisi par les Américains. Ce que je peux dire c'est que la France a été consultée. Mais je pense que vous pourriez vous adresser aux Américains pour voir comment ils ont procédé.
(Mais les Américains ne sont pas la seule partie prenante au Quartet. Il y a quatre parties. Cela s'appelle comme cela. Ce sont les Etats Unis qui ont pris l'initiative de proposer la nomination de ce Monsieur ? Comment cela se passe ?)
Oui. C'est une initiative américaine. Et d'ailleurs c'est comme cela que je l'ai indiqué, lorsque je vous le disais précédemment : je vous parlais de cette "proposition américaine."
(Que la France a accepté ?)
Oui. Comme je vous le disais, nous avons été consultés et nous avons donné notre accord.
(Mais pourquoi la France n'a pas proposé quelqu'un pour la place ?)
Il s'agit d'une initiative américaine à laquelle nous avons donné notre accord.
(Vous ne trouvez pas que cela fait beaucoup d'officiels américains qui ont été placés ces jours-ci dans des postes très importants à travers le monde, que ce soit la Banque mondiale etc.. ? Est-ce que cela fait partie des négociations avec l'Europe concernant les postes, par exemple, on partage le FMI, la Banque mondiale ? Mais cela c'est nouveau, quand même avec le Quartet ?)
A ma connaissance, M. Solana, le Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune a été également consulté sur cette proposition. Encore une fois, ce qui compte, c'est de réussir le retrait de Gaza. Si cette initiative peut aider, nous y sommes favorables.
(On voudrait comprendre le mécanisme. Pourquoi les Américains proposent ?)
Toute initiative permettant de progresser sur cette affaire de retrait de Gaza, qui est crucial, est bienvenue.
(Mais l'idée est nouvelle ?)
Je crois que cette idée mûrissait depuis quelque temps.
11 - IRAK/FLORENCE AUBENAS
(Le quai d'Orsay a-t-il déclaré quelque chose de particulier pour les 100 jours de la disparition de Florence Aubenas ?)
Vous avez noté hier les déclarations du président de la République dans le cadre d'une grande émission qui a, je crois, été très suivie. Vous aurez noté également les propos de Michel Barnier qui s'est exprimé à nouveau sur cette affaire, dans le cadre d'une émission télévisée mardi soir. Il s'est à nouveau exprimé encore hier à Marseille en rappelant la totale mobilisation des autorités françaises sur cette affaire.
(Et n'y a-t-il rien de nouveau de votre côté ?)
Rien de nouveau.
12 - ADOPTION INTERNATIONALE
Vous aurez noté le vote en première lecture, hier, par l'Assemblée nationale de la proposition de loi portant réforme de l'adoption, présentée notamment par les députés Yves Nicolin et Michèle Tabarot. C'est la concrétisation, pour son volet législatif (harmonisation de l'agrément, création d'une Agence française de l'adoption notamment), de la réforme globale annoncée en Conseil des ministres le 16 juin 2004, à laquelle le ministère des Affaires étrangères prend toute sa part, 80 pour cent des adoptions françaises étant en effet réalisées à l'étranger.
Le ministre, le ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, le secrétaire d'Etat, soulignent régulièrement dans leurs contacts et déplacements officiels leur attachement à la situation des adoptants français et à la sécurisation de leurs procédures d'adoption dans les différents pays d'origine. Les services centraux et consulaires du ministère des Affaires étrangères s'impliquent aussi constamment au quotidien dans la résolution de ces problèmes. C'est ainsi que 4.079 adoptions d'enfants étrangers ont été réalisées en 2004, soit le chiffre le plus élevé jamais atteint depuis la mise en place de la Mission de l'adoption internationale (MAI).
Il peut apparaître nécessaire, au vu de certains articles de presse, d'apporter quelques précisions au sujet des services du Quai d'Orsay concernés par la réforme et qui ont participé à son élaboration. Les compétences d'accueil du public et de gestion individuelle des démarches d'adoption seront à l'avenir assurées par la nouvelle Agence française de l'adoption et non plus par la MAI. Mais la MAI continuera d'assurer le secrétariat de l'Autorité centrale pour l'adoption internationale, prévue par la Convention de La Haye, chargée de la détermination et coordination de la politique de l'adoption internationale. Sous le nouveau nom de secrétariat général de l'Autorité centrale française pour l'Adoption internationale, elle continuera d'exercer les fonctions suivantes : - négociation et coopération avec les pays d'origine (autorités centrales des pays ayant ratifié la Convention de La Haye ou autorités compétentes en matière d'adoption dans les autres pays), - expertise et veille juridique sur les conditions et procédures d'adoption dans les pays d'origine avec mise en ligne sur le site Internet de l'autorité centrale, - habilitation à l'international et contrôle des Organisme agréés pour l'adoption (OAA),autorisation de délivrance des visas "long séjour adoption".
13 - VISAS SCHENGEN/PAYS DU GOLFE
(Concernant les visas de l'Union européenne et les visas Schengen concernant les pays du Golfe. Il semble qu'il y ait eu une modification mal comprise dans la région concernant un certain nombre de pays, tous les pays du golfe ne seront pas traités de la même manière à présent. Il y aurait une différenciation entre certains pays comme les Emirats et que l'Arabie Saoudite et le Koweït seraient mis un peu à part dans ce traitement. Pourriez-vous éclaircir cette situation et nous dire si c'est exact ou pas ?)
Ce que je peux vous dire, c'est que l'accélération de la délivrance des visas Schengen aux ressortissants d'Etats du Golfe constitue pour la France une priorité ainsi que nous l'avons fait savoir à nos partenaires de l'Union européenne car il s'agit d'une procédure qui nécessite l'accord de l'ensemble des Etats Schengen, comme vous le savez. Cette accélération est mise en œuvre depuis la fin du mois de mars pour l'ensemble des ressortissants des Emirats Arabes Unis, d'Oman, de Bahreïn et du Qatar et, en ce qui concerne le Koweït, pour les seuls détenteurs de passeports diplomatiques à ce stade.
(Et concernant l'Arabie Saoudite ?)
A ce stade, elle n'est pas concernée. La question n'a pas été posée.
(Peut-on savoir pourquoi le Koweït en particulier ne bénéficie pas du même traitement que les quatre autres pays du Conseil du Golfe et qu'uniquement les diplomates bénéficient de cette accélération de traitements des visas ?)
Oui, je dis à ce stade car nous continuons à nous concerter avec nos partenaires au sein de l'ensemble Schengen, il faut un consensus et le consensus n'est pas, à ce jour, réuni sur la situation au Koweït.
(Est-il vrai que le consensus n'a pas été réalisé concernant le Koweït et que c'est la France et l'Allemagne en particulier qui ne sont pas d'accord pour l'accélération du processus pour tous les ressortissants koweïtiens ?)
Je ne vous confirme pas cela, ce que je dis, c'est que le consensus n'est pas réuni.
14 - POINT DE PRESSE SUR LE TRAITE DE NON-PROLIFERATION DES ARMES NUCLEAIRES
Dans la perspective de la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui s'ouvrira pour un mois à New York le 2 mai prochain, les porte-paroles du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Défense exposeront, au cours d'un point de presse conjoint qui se tiendra le lundi 18 avril, à 15h30, au Quai d'Orsay (salle Clergier), l'approche française des enjeux de la non-prolifération. Une brochure d'information réalisée à l'occasion de la Conférence d'examen et intitulée : "Lutte contre la prolifération, maîtrise des armements et désarmement : l'action de la France" sera également présentée à cette occasion./.