Point de presse du 19 avril 2005 de la porte-parole du Quai d'Orsay
1 - OTAN
2 - LIBAN/DECES DE M. FLEIHANE
3 - LIBAN
4 - LUTTE CONTRE LE SIDA
5 - INDE/PAKISTAN
6 - CHINE/JAPON
7 - PROCHE-ORIENT
8 - AUTORITE PALESTINIENNE/ELECTIONS
9 - SYRIE/FRANCE
1 - OTAN
La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN se tiendra à Vilnius les 20 et 21 avril. Comme vous le savez, les ministres des Affaires étrangères de l'OTAN se réunissent habituellement deux fois par an, en avril/mai et en novembre/décembre. La session de printemps est, depuis l'année dernière, une session informelle. C'est-à-dire qu'elle ne donne pas lieu à l'adoption d'une ''déclaration'' ministérielle. Le Secrétaire général, M. De Hoop Scheffer, rendra compte des discussions lors de points de presse. Les ministres de l'OTAN se réuniront le mercredi 20 au soir (pour un dîner de travail) et le jeudi 21 (pour un déjeuner de travail). Ils rencontreront le ministre des Affaires étrangères ukrainien, M. Tarassiouk, pour une session informelle de la Commission OTAN/Ukraine, et le ministre des Affaires étrangères russe, M. Lavrov, pour une session informelle du Conseil OTAN/Russie. - Pour les discussions entre les ministres de l'OTAN : Le Secrétaire général a souhaité que la réunion de Vilnius soit l'occasion de renforcer le dialogue politique entre Alliés. Ce dialogue porte sur des sujets qui concernent la sécurité des Alliés. Il ne s'agit pas nécessairement de questions qui appellent une action de l'OTAN. L'objectif est de comparer les analyses, d'approfondir les réflexions. Les ministres auront ainsi des échanges de vues sur les Balkans, les relations avec la Russie et avec l'Ukraine, le Moyen-Orient et sur les relations entre l'OTAN et l'Union européenne. Les ministres examineront également les opérations de l'OTAN (Kosovo, Afghanistan principalement). Comme vous le savez la France est un des tout premiers contributeurs de troupes aux opérations de l'OTAN. La KFOR est actuellement commandée par un général français. Le Secrétaire général de l'OTAN a d'ailleurs demandé à M. Barnier d'introduire la discussion sur le Kosovo au déjeuner du 21. - Pour la réunion avec le ministre russe, la discussion portera sur les Balkans et sur l'Afghanistan. - Pour la réunion avec le ministre ukrainien, les discussions porteront sur les relations entre l'OTAN et l'Ukraine. Comme vous le savez les Ukrainiens souhaitent renforcer leurs relations avec l'Alliance. Les Alliés indiqueront à Vilnius qu'ils ont prêts à mettre en place un ''dialogue intensifié'' avec l'Ukraine. L'objectif des Alliés est d'encourager l'Ukraine dans la voie des réformes.
(Est-ce que le Moyen-Orient comprend l'Irak. Et si c'est le cas, où en sommes-nous avec les discussions de déploiement des formateurs militaires en Irak ? C'est une question qui était épineuse à l'époque. Comme l'OTAN travaille sur le consensus et un consensus sur le déploiement, avez-vous des détails et va-t-on en parler à Vilnius ?)
Je ne pense pas qu'il y ait de discussions détaillées à Vilnius sur l'Irak, puisque les décisions à propos de l'Irak ont été prises au sommet d'Istanbul. Ce qui va se produire, c'est qu'il y aura au dîner du 20 une discussion politique sur un ensemble de sujets et notamment sur le Moyen-Orient, ce qui peut effectivement inclure l'Irak. Mais encore une fois, il s'agira surtout d'une discussion politique destinée à échanger les analyses, les points de vue et non pas à prendre de nouvelles décisions. Pour ce qui est de votre question, l'OTAN en Irak, il avait été décidé à Istanbul de mettre en place une mission de formation de l'OTAN en Irak. Il y a sur place environ une centaine de personnes. Sans Français puisque nous n'avons pas de Français qui soit présent sur le terrain. En ce qui concerne la mise en place d'une académie militaire qui avait été également envisagée, cette mise en place est pour l'instant retardée compte tenu de la situation de sécurité. Et puis enfin, il y ! a des activités de formation, en dehors de l'Irak, notamment dans les écoles de l'OTAN. Ces activités vont commencer lorsque les fonds de contribution volontaire, ce que l'on appelle les ''trust funds'' auront été mis en place. Et ce qui était envisagé au total, c'est la formation d'à peu près 600 stagiaires irakiens à l'extérieur du territoire de l'Irak.
(Vous avez un budget pour les ''trust fund'' de l'Irak ?)
Le budget ''trust fund'' est difficile à donner, puisque ce sont des contributions volontaires. Je ne crois pas qu'il y ait de montant pré-établi.
(Hier, vous avez fait une réponse à une question concernant l'OTAN et le Processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Si j'ai bien compris, vous êtes opposé à ce qu'il y ait un rôle de l'OTAN dans cette petite région du monde. Est-ce vrai ou pas ? Ou bien c'est une lecture biaisée. Pouvez-vous nous expliquer ?)
D'abord, premier point, il ne s'agit pas d'une petite région du monde, mais d'une grande région du monde. Deuxième élément, je crois que la question d'un rôle de l'OTAN dans la région ne se pose pas et je ne crois pas qu'elle sera posée au cours du dîner. Comme nous l'avons indiqué hier, ce dîner s'inscrit plutôt dans le cadre du dialogue politique entre les Alliés. Le Secrétaire général de l'OTAN souhaite que l'OTAN devienne davantage un lieu où il puisse y avoir un dialogue politique entre les Alliés sur les questions internationales ou les questions de sécurité qui les intéressent. Il y a toute une série de sujets qui seront évoqués et parmi ces sujets, on parlera en effet du Proche-Orient et il est prévu que la discussion sur ces sujets soit introduite à la fois par Mme Rice et par M. Moratinos. Ensuite, il y aura une discussion évidemment très libre. Mais il n'est pas, à ce stade, envisagé de discuter d'un engagement de l'OTAN dans la région. Comme nous l'avons indiqué,! l'OTAN n'a pas à se substituer aux efforts internationaux qui sont en cours dans d'autres enceintes. Qu'il s'agisse du Quartet ou d'autres enceintes. Simplement, on sait que l'OTAN a un dialogue avec les pays de la Méditerranée, il y a un dialogue méditerranéen de l'OTAN qui existe depuis à peu près dix ans et donc l'OTAN dialogue avec ces pays et dans certains cas, développe avec eux une coopération concrète. Mais cela ne va pas au-delà de cela.
(Vous avez toujours accordé vos ''violons'' avec M. Moratinos. Est-ce que M. Moratinos va exposer un peu le point de vue de la France ou est-ce qu'il y a une contradiction entre votre position et celle de M. Moratinos et l'Espagne en général ?)
Je ne connais pas l'intervention que fera M. Moratinos. Il est tout à fait libre de son intervention. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a un dialogue régulier entre la France et l'Espagne, en particulier sur ces sujets, sur les questions du Proche-Orient. Il y a aussi une concertation régulière entre les ministres européens. Et un des sujets traités au Gymnich samedi dernier était précisément le Proche-Orient. M. Moratinos était présent. M. Barnier était présent. Je crois qu'on est tout à fait en phase sur ces questions à la fois pour ce qui est de l'Espagne et de la France, mais aussi pour ce qui est plus généralement des pays de l'Union européenne.
(Y compris le rôle éventuel de l'OTAN ?)
Mais encore une fois, la question n'est pas posée pour l'instant.
(Elle ne sera pas posée par M. Moratinos non plus ?)
Je ne connais pas l'intervention de M. Moratinos. Mais je vous renvoie à ce que je vous ai dit précédemment.
(Le Secrétaire général de l'OTAN a dit récemment dans un entretien dans un grand quotidien français, que pour lui il ne voyait pas d'obstacle à déployer des troupes de l'OTAN au Moyen-Orient comme force d'interposition, par exemple à Gaza etc.. Est-ce que la France est strictement opposée à cette idée ou est-ce que la France voit plutôt une force d'intervention internationale à part entière ?)
C'est vraiment une question hypothétique. Le jour où la question sera posée, éventuellement, on y apportera une réponse. Dans le cadre des efforts internationaux pour trouver un règlement au Proche-Orient, on n'en est pas à se poser ce type de question.
(Est-ce que vous êtes pour ou contre l'intégration d'Israël dans l'OTAN ?)
Là aussi, à ma connaissance, sauf si quelque chose m'a échappé, ce sujet n'est pas à l'ordre du jour. Israël fait partie du dialogue méditerranéen de l'OTAN, c'est même un pays qui est assez actif dans le cadre du dialogue méditerranéen de l'OTAN, avec d'autres pays de la région. Il y a une coopération qui existe entre l'OTAN et Israël dans ce cadre et à ma connaissance, il n'est pas question pour l'instant d'aller au-delà de ce qui existe.
2 - LIBAN/DECES DE M. FLEIHANE
Je vous rappelle la déclaration que nous avons faite hier soir : début de citation : ''Nous avons appris avec une profonde émotion que Bassel Fleihane, ancien ministre et député libanais, venait de succomber aux graves blessures reçues dans l'attentat de Beyrouth le 14 février dernier. Tout a été entrepris par les équipes de l'Hôpital militaire Percy pour sauver sa vie. La France transmet ses plus sincères condoléances à l'épouse du défunt ainsi qu'à sa famille et s'associe à leur douleur. Elle rend hommage à l'action de Bassel Fleihane, au sein du gouvernement libanais où il fut ministre de l'Economie et du Commerce de Rafic Hariri de 2000 à 2003, ainsi que dans ses fonctions de député. La France souligne l'urgence de mettre en place la commission d'enquête internationale sur l'attentat du 14 février créée par la résolution 1595 du Conseil de sécurité des Nations unies''. Fin de citation.
3 - LIBAN
Nous saluons la formation du gouvernement libanais par M. Najib Mikati, président du Conseil des ministres. A présent, il est important que ce gouvernement puisse, comme M. Mikati l'a lui-même déclaré, organiser dans les délais constitutionnels les élections législatives qui devront permettre au peuple libanais de s'exprimer librement et hors de toute interférence étrangère. Nous rappelons notre attachement à ce que le gouvernement libanais coopère pleinement avec la Commission d'enquête internationale créée par la résolution 1595 du Conseil de sécurité des Nations unies.
(La France a-t-elle l'intention d'envoyer des observateurs pour ces élections ? Peut-on avoir des précisions sur leur nombre et sur la composition de l'équipe etc. ?)
Pour l'instant, comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous souhaitons effectivement que ces élections puissent se dérouler sous observation internationale. Vous savez qu'il y a une volonté de l'Union européenne d'apporter sa contribution à un tel mécanisme d'observation. Maintenant, il faudra évidemment voir avec les autorités libanaises comment ces observateurs peuvent se mettre en place. Il est donc prématuré de dire aujourd'hui s'il y aura ou non des Français dans une mission d'observation, mais encore une fois, il y a une volonté de l'Union européenne, oui, de contribuer à un tel mécanisme d'observation des élections.
(L'émissaire de l'ONU Roed Larsen a signifié qu'il ne s'opposerait pas à un report des élections libanaises de trois mois, si le processus pouvant mener à ces élections est sûrement enclenché. Partagez-vous ce point de vue ?)
Notre position a été rappelée à plusieurs reprises, à la fois par le président de la République, cela a été repris je crois dans la déclaration conjointe avec l'Arabie Saoudite, à l'occasion de la visite du Prince Héritier Abdallâh. Le ministre a eu l'occasion également de s'exprimer à plusieurs reprises, notre position est que les élections doivent avoir lieu dans les délais constitutionnels prévus, c'est-à-dire à la fin du mois de mai.
4 - LUTTE CONTRE LE SIDA
Aujourd'hui 19 avril le ministre des Solidarités de la Santé et de la Famille M. Philippe Douste Blazy et M. Xavier Darcos, ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, président au lancement officiel, sous le patronage du président de la République, de l'association les ''Amis du Fonds Mondial-Europe'' dont Michèle Barzach, ancienne ministre de la Santé, assurera la présidence. Le directeur exécutif du Fonds mondial, le Pr Richard Feachem participe également à cette réunion. Cette manifestation se déroule au Centre de conférences internationales Kléber. Le but de cette association est d'assurer auprès des décideurs et du grand public une information et un plaidoyer en faveur d'une plus grande mobilisation autour du Fonds mondial, en particulier à travers la promotion de partenariats public-privé. Les 21 et 22 avril se tiendra le Conseil d'administration du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. La délégation française sera conduite par le professeur Kazatchkine, ambassadeur pour la lutte contre le sida, et les maladies transmissibles, dont la France présentera la candidature au siège de vice-président du Fonds. La délégation française mettra l'accent sur la nécessité de pousser le processus de reconstitution des ressources du Fonds, initié à Stockholm en mars dernier, afin d'aller vers un mode de financement pérenne, assurant au Fonds une meilleure prévisibilité, notamment à travers la promotion de financements innovants.
5 - INDE/PAKISTAN
La France salue la nouvelle étape franchie par l'Inde et le Pakistan dans leur rapprochement, à l'occasion de la visite du président Musharraf à New Delhi. Ce nouveau pas en avant est le témoignage de l'esprit de responsabilité dont font preuve les dirigeants de ces deux Etats. La volonté de donner un caractère ''irréversible'' au rapprochement indo-pakistanais a été souligné à cette occasion. La France s'en réjouit, de même qu'elle salue les nouveaux gestes concrets sur lesquels les deux pays ont décidé d'asseoir leur relation.
6 - CHINE/JAPON
(Avez-vous des commentaires sur les tensions entre la Chine et le Japon qui vont grandissantes ?)
La France suit évidemment avec beaucoup d'attention les relations entre la Chine et le Japon et nous considérons que le dialogue entre ces deux grands pays d'Asie est essentiel pour le maintien de la stabilité dans la région.
7 - PROCHE-ORIENT
(Avez-vous une réaction à la décision israélienne d'étendre encore des nouvelles implantations, malgré les injonctions américaines et françaises conformément à l'esprit et à la lettre de la Feuille de route ?)
Pour nous, effectivement, les décisions récentes du gouvernement israélien qui visent à étendre les colonies en Cisjordanie vont à l'encontre des dispositions prévues par la Feuille de route du Quartet. Elles contreviennent au droit international qui exige le gel de toutes les activités de colonisation et enfin, elles préemptent les négociations sur le statut final du futur Etat palestinien. En conséquence, nous considérons que ces décisions doivent être rapportées, c'est-à-dire annulées. Il y a juste un commentaire que je souhaiterais ajouter qui est que de telles décisions peuvent laisser penser que le retrait de Gaza se fait au détriment de la Cisjordanie, ce qui pour nous serait inacceptable. L'Union européenne a fait de cette question l'une des cinq conditions à son soutien au retrait de Gaza et à ce titre, je voudrais appeler votre attention sur les conclusions du Conseil européen de mars 2004, au niveau des chefs d'Etat et de gouvernements. Je fais une citation : ''Ce retrait'', c'est-à-dire le retrait de Gaza, ''pourrait constituer un pas important sur la voie de la mise en œuvre de la Feuille de route, pour autant qu'il n'entraîne pas de déplacement des colonies de peuplement vers la Cisjordanie''. Fin de citation.
(Dans ce contexte, il semble que la déclaration française soit très claire. Allez-vous en informer les autorités israéliennes et par quelle voie ? Allez-vous demander à ce qu'il y ait une initiative au niveau de l'Europe concernant ces dernières colonies ?)
Pour ce qui est des autorités israéliennes, je crois qu'elles sont bien au fait de notre position. Le ministre a reçu M. Pères hier, cette question a été évoquée et le ministre lui a rappelé sans ambiguïté notre position. Pour ce qui est de l'Union européenne, la question a été évoquée au Gymnich qui s'est tenu à Luxembourg et là aussi, la position européenne est bien connue. Je pense que c'est l'un des sujets dont les ministres devraient sans doute reparler au prochain Conseil Affaires générales qui se tiendra le 25 avril.
(Avez-vous un commentaire sur le report du retrait israélien de Gaza ?)
Le premier point, à l'heure où je vous parle, c'est que cette annonce n'a pas été encore complètement confirmée du côté israélien. En ce qui nous concerne, notre objectif reste que ce retrait se passe dans les meilleures conditions possibles et que sa réussite contribue à accélérer la mise en œuvre de la Feuille de route. Avec l'Union européenne, nous sommes prêts à apporter notre contribution aux deux parties pour que ce retrait soit une réussite.
(Juste pour revenir au projet de retrait d'Israël, a-t-on déjà bouclé les questions de sécurité par une force d'interposition, une force de sécurité pour garantir qu'il n'y ait pas de ''clash'' après le retrait israélien ?)
Sur cette question spécifique d'une force d'interposition, je n'ai pas d'élément particulier. Ce que j'ai rappelé simplement, c'est que l'Union européenne - c'était encore une fois un des sujets du Gymnich - est prête à apporter sa contribution aux parties pour que le retrait de Gaza soit un succès. Cela a été évoqué avec les Palestiniens, cela a été évoqué hier également dans l'entretien du ministre avec M. Perès, cela peut prendre différentes formes. Cela peut être un soutien économique, cela peut être un soutien aux infrastructures, cela peut être un soutien dans le domaine social. Vous avez vu d'ailleurs que le président de la République a confirmé notre souhait de contribuer, à travers l'Union européenne, au Fonds social qui est envisagé pour Gaza. Cela peut être aussi une assistance, un conseil, une mission de conseil en matière de police. C'est un sujet qui a déjà été évoqué. Il y a déjà des choses qui se font et on peut très bien imaginer que l'Union européenne aille! plus loin dans sa mission de conseil au titre de la police.
(La France serait-elle volontaire pour cette mission ?)
Pour une mission de conseil, je parle bien de cela pour la police, nous sommes dans l'Union européenne et si une telle mission se met en place, nous sommes évidemment tout à fait prêts à y contribuer.
(Concernant les extensions de colonies israéliennes, au niveau européen, votre appréciation qui est ferme et qui demande que ces extensions soient rapportées, annulées. Ceci trouve-t-il un écho au niveau européen ? Va-t-on vers une prise de position européenne plus ferme dans le sens de ce que pense la France ? Y a-t-il des décisions qui vont venir ?)
Dans ce que j'ai dit, il n'y a rien de très nouveau par rapport aux positions européennes classiques sur cette question des colonies. Cela sera sans doute réaffirmé sous une forme ou sous une autre. La question sera vraisemblablement évoquée au prochain Conseil Affaires générales et Relations extérieures du 25 avril prochain.
(Mais est-ce la France qui évoquera cette question ou opterez-vous pour un consensus ? Serez-vous la force motrice derrière l'évocation de cette question ?)
Encore une fois, je crois qu'il y a une volonté de la communauté internationale et de l'Union européenne de réussir, de préserver la dynamique de paix. Cela veut dire que tout ce qui peut avoir un effet négatif sur la dynamique de paix qui a été enclenchée avec la Feuille de route, avec le sommet de Charm el-Cheikh est évidemment quelque chose qui est préoccupant. Mais ce n'est pas préoccupant seulement pour la France, c'est préoccupant aussi pour tous les pays de l'Union européenne. Cette préoccupation s'est exprimée au dernier Gymnich. Il n'y a pas, sur ce sujet, de singularité française, il y a une volonté qui est commune d'avancer dans le Processus de paix, d'accompagner ce Processus de paix et il y a une préoccupation par rapport à tout ce qui peut retarder ou contrarier la mise en œuvre de ce processus. Encore une fois, je ne crois pas qu'il faille chercher à singulariser la position de la France sur cette affaire.
8 - AUTORITE PALESTINIENNE/ELECTIONS
(Concernant les élections législatives palestiniennes qui doivent être organisées au mois de juillet, vu la situation terrible catastrophique même là-bas, certains députés palestiniens demanderaient à prolonger le délai. Avez-vous un commentaire sur ce point car vraiment, la situation là-bas, j'en reviens, est catastrophique. Je pense que cette élection serait négative si on ne se donne pas un peu plus de temps.)
Ce n'est pas à nous bien sûr de décider de la date des élections palestiniennes, c'est à ceux qui doivent décider de cette date de prendre en compte tous les éléments pertinents.
9 - SYRIE/FRANCE
(La France a-t-elle adressé dernièrement un message aux autorités syriennes concernant les possibilités de réactiver les relations entre les deux pays ?)
A ma connaissance, il n'y a pas de message particulier. Nous avons des relations diplomatiques avec la Syrie, nous avons un ambassadeur sur place. Il y a une ambassadrice syrienne à Paris. Les canaux de dialogues sont en place.
(Pas de message particulier ?)
A ma connaissance, pas de message spécifique./.