Point de presse du 27 avril 2005

1 - DEPLACEMENT DU MINISTRE
2 - TOGO
3 - COTE D'IVOIRE
4 - FRANCE/GEORGIE


1 - DEPLACEMENT DU MINISTRE

Dans le cadre de ses déplacements dans les régions, Michel Barnier, ministre des Affaires étrangères, se rendra à Lille le jeudi 28 avril 2005, en compagnie de Mme Vaira Vike-Freiberga, présidente de la République de Lettonie, et de M. Franco Frattini, vice-président de la Commission européenne. Le programme de cette journée est le suivant :

14 h 00 Rendez-vous à la préfecture du Nord (place de la République à Lille).

14 h 15 Départ en bus des trois personnalités avec les médias pour la plate-forme multimodale de Dourges (Pas-de-Calais)

14 h 45 Arrivée à Dourges
Présentation et visite du site
15 h 30 Départ pour Lille
16 h 00 Arrivée à l'EDHEC
Conférence-débat avec les étudiants lillois sur l'Europe, en compagnie de Mme Vaira Vike-Freiberga et de M. Franco Frattini. 18 h 00 Point presse
Contact Presse :
Sur place : Carole Fourdin : 03.20.30.52.50 Au ministère : Dorian Lacombe 01.43.17.41.78 ou 06.14.66.23.19

2 - TOGO

(Le Canada a dénoncé de ''nombreuses irrégularités'' lors de la présidentielle au Togo, tandis que les Etats-Unis ont déclaré ''enquêter'' sur des accusations de fraudes massives. Selon vous, ce scrutin s'est-il déroulé conformément aux normes généralement acceptées ? Quelles sont vos informations sur la situation à Lomé, alors que des familles françaises ont dû être exfiltrées lors des émeutes ?)

Nous restons attentifs à l'évolution de la situation à Lomé, comme dans le reste du pays. Plusieurs ressortissants français, mais aussi des membres d'autres communautés étrangères, ont subi des actes de violence et de vandalisme. Des dégâts matériels ont été constatés. Notre ambassade reste vigilante et pleinement mobilisée pour veiller à la sécurité de nos ressortissants. S'agissant du déroulement du scrutin, nous avons pris note des déclarations des observateurs de la CEDEAO. Par ailleurs, des fraudes ont été évoquées. En cas de contentieux, il existe des mécanismes légaux auxquels il peut être fait recours. La France réitère son appel à l'ensemble des responsables politiques togolais pour qu'ils ramènent le calme et qu'il soit mis un terme aux actes de violence. Au-delà, la France appelle à la réconciliation entre tous les Togolais et à l'amorce d'un dialogue indispensable pour l'avenir du pays. Elle appuie l'engagement de l'Union africaine et de la CEDEAO pour encourager désormais la formation d'un gouvernement d'union nationale.

3 - COTE D'IVOIRE

(Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé hier soir qu'il autorisait les partis signataires de l'accord de Marcoussis à présenter les candidats de leur choix à la présidentielle d'octobre. Cette décision vous satisfait-elle ? A vos yeux, quel devrait être le rôle de l'ONU dans l'organisation du scrutin ?)

Nous saluons la décision annoncée hier par le président Gbagbo à propos de l'éligibilité aux prochaines élections présidentielles. Cette décision s'inscrit dans le cadre de l'accord de Pretoria, dont la France soutient la mise en œuvre dans toutes ses composantes. S'agissant du rôle de l'ONU dans l'organisation du scrutin, qui est évoqué dans l'accord de Pretoria, ses modalités font actuellement l'objet de discussions à New York.

4 - FRANCE/GEORGIE

(Confirmez-vous que le ministre des Affaires étrangères de Géorgie, Mme Salomé Zourabichvili, a continué de percevoir son traitement d'ambassadeur de France après sa prise de fonctions en tant que ministre en Géorgie ?)

Mme Salomé Zourabichvili, qui a la double nationalité française et géorgienne, a été choisie par le président de Géorgie pour exercer les fonctions de ministre des Affaires étrangères de ce pays. Elle a donc aussitôt démissionné de son poste d'ambassadeur de France à Tbilissi et renoncé, bien évidemment, à la rémunération qui y était liée. Dès lors que cette situation singulière s'inscrivait dans le cadre de la coopération entre la France et la Géorgie, il a été décidé de placer Mme Zourabichvili sur un contrat d'assistance technique. Ce type de contrat est fréquemment utilisé pour mettre à la disposition de gouvernements étrangers des experts de haut niveau. La rémunération dont bénéficie Mme Zourabichvili est conforme aux dispositions habituelles qui s'appliquent pour de tels contrats. Enfin, cette question fait actuellement l'objet d'un recours contentieux devant le Conseil d'Etat de la part d'un syndicat du ministère des Affaires étrangères. C'est donc la décision du Conseil d'Etat qui confirmera si la formule administrative adoptée pour cette coopération exceptionnelle avec un pays en transition est bien conforme au droit./.